Stratégie retail

Trois questions à Maguelone Paré, directrice de l’innovation et des concepts chez Monoprix

Par Clotilde Chenevoy | le | Enseignes

Quels enjeux, quelle offre, quel déploiement, Maguelone Paré, directrice de l’innovation et des concepts chez Monoprix dévoile les dessous de « La santé au quotidien ».

Maguelone Paré (Monoprix) dans la cabine Tessan qui permet de voir un médecin pour une consultation. - © CC / Républik Retail
Maguelone Paré (Monoprix) dans la cabine Tessan qui permet de voir un médecin pour une consultation. - © CC / Républik Retail

Pourquoi avoir créé des espaces Ma santé au quotidien  ?

On ne prétend pas se subsister aux référents historiques comme les pharmacies. Mais avec la crise sanitaire et les différents confinements, les clients ont gagné en autonomie, prenant plus de décisions sur leur santé et une recherche de solutions pour adopter une meilleure hygiène de vie. Ces questions sont particulièrement présentes chez les CSP+ et les urbains, soit une cible qui vient déjà chez nous.

D’ici cet été, il y aura 10 espaces La santé au quotidien et si cela se passe bien, nous pourrons en implanter 10 autres à la rentrée. Nous avons sécurisé les capex pour.

Nous avons choisi comme chapeau la santé au quotidien, où les gens n’attendent pas d’être malades pour travailler sur leur hygiène de vie. Et nous avons pris le parti d’une santé positive, non anxiogène ni stressante. Ce projet a été porté par l’innovation car il rentre dans le cadre des nouveaux business. Mes équipes se sont approprié le sujet avec en tête le service aux clients, avant de réaliser un brief pour la direction achat.

Les clients peuvent accéder à plus d’informations grâce au digital (scan de QR sur étiquette ou chatbot).
Les clients peuvent accéder à plus d’informations grâce au digital (scan de QR sur étiquette ou chatbot). - © CC / Républik Retail

Comment avez-vous défini l’assortiment ?

Nous avons réalisé un travail important sur le sourcing. Nous voulions des produits made in France et du bio. Nous avons utilisé Instagram pour trouver des nouvelles marques et des références qui nous plaisaient. Nous avons identifié 10 thématiques et leur poids dans le rayon variera au fil de l’expérimentation. Par exemple, nous pensons que tout ce qui touche à l’enfant a du potentiel.

Les docteurs en pharmacie de la parapharmacie vont renseigner aussi les clients dans le nouvel espace santé.
Les docteurs en pharmacie de la parapharmacie vont renseigner aussi les clients dans le nouvel espace santé. - © CC / Républik Retail

Nous avons formé les docteurs en pharmacie qui étaient déjà présentes dans tous les magasins ayant une parapharmacie. Elles sont d’ailleurs ravies de ce nouveau projet. Si elles ne sont pas disponibles, les clients peuvent utiliser un chatbot ou scanner un QR code sur l’étiquette pour accéder à des fiches de produits détaillés.Par ailleurs, la dimension service arrive avec des prestataires comme la cabine Tessan ou encore l’opticien Sym. Nous sommes persuadés de leur potentiel.

On retrouvera une partie de cette offre dans notre concept Silver mais nous comptons aller encore plus loin. Il devrait sortir sur le second semestre 2021. 

Après la mobilité, maintenant la santé. Cela prend de la place en magasin, sur quoi rognez-vous ? 

Les corners santé sont disponibles en deux modules, de 40m² et 15m². Dans le magasin de Châtillon, qui a le grand module, nous avons déplacé le maquillage vers le fond, qui est moins tendance en ce moment. Un espace dédié à la promotion a été diminué.

Instagram a été utilisé pour sourcer des nouvelles marques.
Instagram a été utilisé pour sourcer des nouvelles marques. - © CC / Républik Retail

Pour Jean-Paul Mochet, la gestion de l’espace ne doit pas être une contrainte aux développements des nouveaux business. Par ailleurs, les contrôleurs de gestion suivent de près les articles qui fonctionnent moins bien. Avec le développement de l’e-commerce, l’achat de boîtes de petits pois par exemple se fait beaucoup plus en ligne.

D’ici cet été, il y aura 10 espaces La santé au quotidien et si cela se passe bien, nous pourrons en implanter 10 autres à la rentrée. Nous avons sécurisé les capex pour. Sans donner de montant, nous avons été vigilants pour rester frugale quant au coût du concept. 

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