Le groupe Eram transforme sa supply pour performer en omnicanal
Automatisation, pilotage plus fin des stocks, fluidification des flux : le groupe Eram - la marque éponyme Eram, Bocage et Mellow Yellow - restructure ses opérations pour absorber la complexité omnicanale et transformer sa supply en moteur de croissance.
Face à la multiplication des canaux de vente, le groupe Eram a trouvé la parade : repenser en profondeur ses opérations supply. Cette transformation est menée à l’échelle de la BU centre-ville, qui couvre aujourd’hui plus de 250 magasins pour les enseignes Eram, Bocage et Mellow Yellow. Un projet d’envergure, qui concerne plus de 1 000 collaborateurs, et qui s’inscrit dans un contexte où les modèles opérationnels historiques ne répondaient plus aux exigences d’un retail désormais hybride. Frédéric Salaün, directeur des opérations pour la BU centre-ville, revient d’abord sur le point de départ de cette refonte. « Nous étions dans un mode de gestion assez ancien, avec des systèmes d’information obsolètes, hérités des années 1990. Ces outils avaient été conçus pour un modèle très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, avec peu ou pas de digital », explique le directeur des opérations. Avec l’essor de l’e-commerce, des marketplaces et des parcours d’achat mêlant magasin et digital, ces systèmes ont progressivement montré leurs limites, rendant le pilotage des opérations de plus en plus complexe.
Il fallait simplifier, aller à l’essentiel et automatiser un maximum de tâches. Cette situation a conduit, au fil du temps, à une accumulation de dispositifs pour continuer à opérer. Frédéric Salaün souligne : « Nous avons empilé des solutions et juxtaposé des process les uns à côté des autres, sans qu’ils soient totalement intégrés. Nous arrivions clairement à la fin d’une histoire, avec des niveaux de risques relativement élevés ». Dans ce contexte, une conviction s’est imposée : « Intégrer l’omnicanalité au cœur des opérations supply est devenu indispensable ».
Simplifier pour rendre l’omnicanalité pilotable
Face à ce constat, le groupe Eram a fait le choix d’une refonte globale, guidée par un principe structurant : la simplification. L’objectif était de remettre à plat des processus devenus trop lourds et peu adaptés à la taille et aux enjeux actuels de la BU centre-ville. « Nous avions des process beaucoup trop complexes par rapport à la taille actuelle de nos structures. Il fallait simplifier, aller à l’essentiel et automatiser un maximum de tâches », souligne Frédéric Salaün. Cette démarche visait également à redonner du temps et de la lisibilité aux équipes. « Nous passions beaucoup trop de temps sur des tâches administratives et de saisie, très chronophages. L’objectif était d’automatiser ces tâches sans valeur ajoutée pour permettre aux équipes de se concentrer sur l’analyse et la prise de décision », précise-t-il. La transformation s’est aussi traduite par une évolution des mailles de gestion, notamment sur le pilotage des stocks. « Historiquement, nous gérions nos produits à la référence. Aujourd’hui, nous descendons à la pointure, ce qui change complètement la manière de piloter les stocks », explique le directeur des opérations.
Pour accompagner cette modernisation, le groupe s’est appuyé sur la solution Akolade, un outil de pilotage des opérations supply permettant de gérer les flux, les stocks et les approvisionnements, du siège jusqu’aux magasins. Frédéric Salaün indique avoir recherché une solution capable de couvrir un périmètre fonctionnel large, tout en laissant une réelle marge de manœuvre aux équipes. « Nous recherchions une solution capable de couvrir l’ensemble de notre périmètre opérationnel, tout en nous laissant la liberté de simplifier et d’adapter nos processus », souligne-t-il.
Notre objectif numéro un a été de sécuriser l’activité avant d’aller chercher de la performance
Sécuriser la bascule avant d’aller chercher la performance
Une fois la solution déployée, la priorité a été donnée à la sécurisation de l’activité, compte tenu de l’ampleur du périmètre concerné. Frédéric Salaün le rappelle clairement : « Ce sont des projets très risqués car très structurants. Notre objectif numéro un a été de sécuriser l’activité avant d’aller chercher de la performance ». Quelques semaines après la mise en production, les premiers bénéfices commencent néanmoins à se dessiner. Les gains identifiés portent notamment sur une productivité accrue, une automatisation renforcée des tâches et une meilleure adéquation de la couverture des stocks avec les besoins opérationnels. Des évolutions qui ouvrent désormais la voie à une nouvelle phase, davantage tournée vers l’optimisation et la recherche de performance. Pour le directeur des opérations, le chantier n’est donc pas terminé. « L’enjeu, maintenant que la solution est en place et fonctionne, est de l’apprivoiser pleinement. L’étape suivante consiste à ajuster progressivement les paramètres pour aller chercher davantage de performance, notamment sur la gestion du stock », conclut-il.
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