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Avec sa première boutique, Monogram franchit une nouvelle étape dans son développement

Par Clotilde Chenevoy | Le | Seconde main

Monogram, spécialiste de la seconde main de luxe, a inauguré sa première boutique à Paris. Une ouverture qui vient poser un nouveau jalon dans la stratégie de Beverly Sonego, la fondatrice.

Monogram accueille désormais ses clients au 2-14 avenue Victor Hugo à Paris. - © Monogram
Monogram accueille désormais ses clients au 2-14 avenue Victor Hugo à Paris. - © Monogram

Monogram ouvre sa première boutique au 2-14, avenue Victor Hugo à Paris dans le 16e arrondissement. Une première pour ce spécialiste de la seconde main qui n’avait jusqu’ici qu’un showroom accessible sur rendez-vous ou un corner aux Galeries Lafayette. Ce projet marque une nouvelle étape dans le développement de l’entreprise créée Beverly Sonego qui devrait finir l’année avec un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros, enregistrant 40 % de croissance en un an.

« Depuis 15 ans, nous avons construit notre business avec une approche phygitale, reposant sur un site e-commerce et un showroom pour recevoir sur rendez-vous nos clients pour acheter ou déposer des articles, explique la fondatrice. Nos ventes sont à 75 % digital mais la récupération se fait à 90 % en physique. Au départ, le showroom était clé dans notre stratégie pour instaurer de la confiance avec nos clients. Désormais, Monogram compte 20 000 acheteurs dont 4000 actifs. Nous avons donc toute la légitimité pour avoir pignon sur rue. Et nous voulons que nos clients viennent passer du temps chez nous. »

Beverly Sonego, fondatrice de Monogram, pose dans la vitrine de sa première boutique ayant pignon sur rue. - © Monogram
Beverly Sonego, fondatrice de Monogram, pose dans la vitrine de sa première boutique ayant pignon sur rue. - © Monogram

Une marque écrin des grandes marques

Pour Beverly Sonego, le nouveau point de vente joue le rôle d’écrin pour les marques de seconde main et le nom de Monogram vient apporter la caution quant au sérieux de l’offre. Le rez-de-chaussée est dédié à la vente de produits avec quelques articles exposés. Des tablettes sont mises à disposition pour consulter toute l’offre disponible et stocker au sous-sol. Sur simple demande, les clients peuvent demander à voir les produits.

Pour les petits articles comme les lunettes, ceintures ou portefeuilles, un meuble semblable à un distributeur automatique a été installé. Une mise en scène spéciale a aussi été déployée autour des nouveautés. Elles sont achalandées dans un meuble reprenant la forme d’un réfrigérateur… « Les clientes veulent toujours connaître les derniers articles que nous avons, notamment ceux qui ne sont pas encore mis en vente en ligne, indique la fondatrice. 70 % de nos nouveautés sont écoulées en 72 heures et nous avons un taux de repeat de 50 %. »

Avec cette boutique, l’offre va s’enrichir aussi avec une offre streetwear et des sneakers « car c’est attendu par nos clients », indique la dirigeante, ainsi que des produits connexes comme des parfums, des bougies, ou des cosmétiques, des bijoux en matériaux recyclés ou encore de la mode upcyclée.

Un sous-sol pour la dépose d’articles sans rendez-vous

Au sous-sol de la boutique, les clientes pourront venir sans rendez-vous pour revendre un article, avec un paiement comptant. Assurer son sourcing est un point extrêmement critique pour la seconde main. « On n’a pas de visibilité sur ce qu’on l’on proposera dans quelques semaines et tous les jours nous recevons des messages et des produits très diversifiés, explique la fondatrice. Nous sommes en revanche très sélectifs car nous savons ce qui est demandé par nos clients. 28 % de nos déposants deviennent des acheteurs et 23 % des acheteurs nous déposent des articles. »

Au-delà des produits, Monogram souhaite également favoriser la durabilité des produits. Un service de réparation des articles est proposé. Un partenariat a été mis en place avec plusieurs artisans. La fondatrice compte aussi doper l’aspect contenu autour de la seconde main pour devenir une marque média sur le sujet. Une stratégie qui vient, de nouveau, renforcer la confiance indispensable pour le marché de la seconde main de luxe. 

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