Retail Days 2026 : quand la data, l’IA et le magasin redessinent la performance du retail
Data, IA, marque, magasin, relation client : les Retail Days des 13 et 14 avril 2026 s’annoncent comme un temps fort pour les décideurs du retail. À Deauville, les échanges porteront sur un enjeu clé : comment reprendre la maîtrise de ces leviers pour concilier performance, cohérence de marque et création de valeur durable.
Les Retail Days des 13 et 14 avril 2026 s’annoncent comme un temps fort pour les décideurs du retail. À Deauville, enseignes et partenaires se retrouveront autour d’un enjeu central : reprendre la maîtrise des leviers clés : data, IA, marque, magasin et relation client pour construire une performance durable dans un contexte sous tension. Derrière cette promesse, le programme révèle surtout une évolution du secteur : celle d’un retail qui ne cherche plus à accumuler les innovations, mais à les orchestrer dans un cadre maîtrisé.
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À travers les Assises, les ateliers-débats et les échanges entre pairs, cette édition printemps 2026 mettra en perspective un retail en pleine phase de structuration : plus exigeant, plus pragmatique et plus lucide sur les arbitrages à opérer.
Une structuration qui se traduit concrètement par des sujets moins théoriques et davantage centrés sur l’exécution, les outils et les choix opérationnels des enseignes.
Data et IA : exploiter la puissance sans perdre le contrôle
Dès la matinée du premier jour le 13 avril, les Assises de la Data et de l’IA poseront les bases des débats avec notamment les interventions d’Arthur Feger (Carrefour), Marie Cappaelere (Boulanger), Adil Barakate (BPCE), Michael Dehenneffe (Orange Business), Philippe Voisin (Castorama) et Olivier Cohn (Best Western) et Salesforce. La montée en puissance des agents IA sera au cœur des échanges. Ces nouveaux outils transforment déjà la manière d’acheter, d’interagir avec les clients et de piloter la performance. Mais une question s’imposera rapidement : comment tirer parti de cette révolution tout en conservant une maîtrise stratégique des décisions ? Au-delà de la promesse d’automatisation, c’est bien la question de la délégation de la décision qui se pose : jusqu’où laisser les systèmes piloter sans perdre la main sur la stratégie ?
La réponse passera par un sujet clé : la gouvernance de la data. La performance de l’IA repose sur une donnée fiable, structurée et partagée. Aligner les métiers et l’IT, sécuriser les usages et garantir la pertinence des décisions deviendront des priorités stratégiques. La gouvernance ne sera plus un sujet technique, mais un levier business déterminant. Elle devient même un facteur différenciant entre les enseignes capables d’industrialiser leurs usages et celles qui restent au stade de l’expérimentation.
Autre enjeu majeur abordé lors de ces Assises : la cybersécurité. À mesure que la data et les modèles d’IA se multiplient, les risques cyber s’intensifient. Protéger les données clients, les systèmes et les algorithmes s’imposera comme un impératif économique autant que technologique. La sensibilisation de l’ensemble des équipes apparaîtra comme un facteur clé de résilience. La cybersécurité sort ainsi du périmètre IT pour devenir un enjeu transversal, directement lié à la confiance client et à la continuité de l’activité.
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Marque et magasin : rendre la promesse lisible jusqu’au terrain
L’après-midi du J-1 ouvrira le débat sur un sujet fondamental : la traduction de l’image de marque du siège jusqu’au magasin et au client final portée notamment par Yann Bayon (Mango). Au-delà de la déclinaison d’une charte, l’enjeu sera de rendre la promesse de marque cohérente, incarnée et lisible à chaque point de contact. Dans un environnement où les parcours sont fragmentés, le magasin s’impose comme le lieu où la promesse se vérifie ou se fragilise.
Comment aligner stratégie, discours, outils et équipes terrain pour que l’expérience vécue en magasin reflète réellement l’ADN de l’enseigne ? Cette question résonnera fortement dans un contexte où le magasin reste un point de différenciation majeur, mais sous contrainte de rentabilité. Elle interroge aussi la capacité des enseignes à piloter finement l’exécution, au-delà des intentions stratégiques.
Piloter la performance magasin autrement
Autre temps fort annoncé : la réflexion autour des indicateurs de performance des magasins avec les retours de Philippe Scozzi (Centrakor), Gwenaëlle Darmon (Franprix) et Hugues Hartung de la Roer (Leroy Merlin). Face à l’évolution des attentes clients et des modèles opérationnels, le pilotage ne pourra plus se limiter aux seuls chiffres de trafic ou de chiffre d’affaires. Les indicateurs historiques montrent leurs limites dans un retail où l’expérience et l’efficacité opérationnelle prennent une place croissante.
Les échanges porteront sur la capacité des enseignes à arbitrer entre rentabilité, satisfaction client et performance opérationnelle, en s’appuyant sur des indicateurs plus fins, plus qualitatifs et mieux connectés aux usages réels. Cette évolution ouvre la voie à un pilotage beaucoup plus granulaire du magasin, rendu possible par la data et les outils d’analyse en temps réel.
Retail media : le magasin comme nouvel actif stratégique
Le retail media sera également au cœur des débats, de François Rincel (Fnac Darty),avec une question clé : quelle est la réelle contribution du magasin dans l’inventaire média ? Longtemps pensé comme un levier purement digital, le retail media s’oriente désormais vers une logique omnicanale. Les espaces physiques : écrans, PLV, data in-store offrent des audiences massives, au plus près de l’acte d’achat. Le point de vente devient ainsi un levier média à forte valeur, capable de capter l’attention au moment le plus décisif du parcours.
L’enjeu sera d’intégrer ces points de contact dans un inventaire cohérent, mesurable et activable, au service des marques comme des enseignes. Ce basculement implique de nouvelles capacités de mesure et de monétisation, encore en construction pour de nombreux acteurs.
Communication nationale et locale : trouver le juste équilibre
Autre problématique structurante : l’articulation entre communication nationale et communication locale, avec les témoignages de Caroline Dujoizat (Bureau Vallée) et Julie Recart (Mercialys). Comment concilier un discours de marque fort, porteur de sens et de notoriété, avec des activations locales orientées performance et adaptées aux réalités terrain ? Cette tension reflète un enjeu plus large : celui de la décentralisation maîtrisée des stratégies marketing.
Les Retail Days mettront en lumière la nécessité de trouver un équilibre subtil : préserver la cohérence de marque sans sacrifier l’efficacité commerciale. Un équilibre qui repose autant sur les outils que sur la gouvernance des réseaux.
Beauté : croissance, social commerce et expérience de marque
Le deuxième jour s’ouvrira avec les Assises de la Beauté,, réunissant notamment Julie Rosenkrantz (Yves Rocher), Omar Chtayna (Adopt Parfum), Laurence Caisey (Horée Cosmétiques), Laureen Schein (La Belle Boucle), Élodie Barbé (Sephora) et Virginie Duigou (Zalando). consacrées à un secteur en mutation rapide. Le social commerce, et notamment TikTok Shop, sera au centre des discussions. Accélérateur de volumes, ce canal pose aussi des questions de marge, de dépendance aux plateformes et de maîtrise de la relation client. Il illustre parfaitement les nouveaux arbitrages auxquels sont confrontées les marques : gagner en visibilité sans perdre le contrôle.
L’international apparaîtra également comme un levier majeur de croissance, nécessitant des arbitrages clairs entre vitesse de déploiement, adaptation locale et rentabilité. Enfin, l’expérience de marque et la relation client seront analysées comme des facteurs clés de différenciation dans un marché devenu mature. Dans ce contexte, la capacité à maintenir une cohérence globale tout en s’adaptant aux spécificités locales devient un enjeu critique.
CRM et agents IA : de la donnée à la valeur
Les Retail Days poursuivront avec une réflexion approfondie sur le CRM, avec les interventions de Milena Morsy (SNCF Connect) et Maxime Brun (Alain Afflelou). Disposer d’une base client riche ne suffira plus : la valeur se créera dans la capacité à structurer, analyser et activer la donnée dans la durée, pour en faire un véritable actif stratégique au service de la croissance. Le CRM n’est plus un outil de gestion, mais un levier de pilotage de la relation et de la performance.
L’après-midi sera consacrée aux agents IA, avec notamment Jérôme Fauquembergue (Kiabi) et Richard Jolivet (Naturalia). Les échanges porteront sur leurs usages concrets dans les parcours clients : automatisation, assistance, enrichissement de l’expérience. Mais au-delà de l’effet de mode, la question centrale restera celle de leur utilité réelle. Comment concevoir des agents fiables, pertinents et créateurs de valeur ? Jusqu’où automatiser sans fragiliser la relation client ni dégrader l’expérience ? L’enjeu n’est plus technologique, mais opérationnel : intégrer ces agents dans des parcours maîtrisés, au service d’une performance mesurable.
Les Retail Days Printemps s’annoncent comme un moment clé pour penser un retail à la fois technologique et profondément opérationnel. Un retail qui ne cherche plus l’innovation pour l’innovation, mais des leviers concrets de performance, au service de la marque, du magasin et du client. Plus qu’un temps de projection, cette édition 2026 s’impose comme un moment d’alignement : alignement entre stratégie et exécution, entre outils et usages, entre promesse et réalité terrain. C’est à cette condition que la data et l’IA pourront réellement devenir des leviers de performance durable.
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