Trésorerie : les retailers assis sur un levier de croissance facile à optimiser !
Un rapport publié par Adyen et le Boston Consulting Group tire la sonnette d’alarme : la fragmentation financière des grandes entreprises plombe leur performance. Et le retail, secteur à flux tendu, est en première ligne.
Le constat est brutal. En moyenne, une grande entreprise gère aujourd’hui 40 comptes bancaires distincts, jongle avec 12 prestataires de services de paiement et entretient 5 à 6 relations bancaires en parallèle. C’est le tableau dressé par le Treasury Report d’Adyen et du BCG, mené auprès de 300 directeurs financiers et trésoriers en Europe et en Amérique du Nord.
Résultat : la trésorerie, censée être un moteur stratégique, est devenue une machine à absorber du temps et de l’énergie. Les équipes financières passent 13 % de leur temps à gérer des relations bancaires, 10 % à simplement visualiser leurs comptes et plus de 20 % à traiter les flux. Autant d’heures perdues sur des tâches sans valeur ajoutée, alors que les enjeux de liquidité n’ont jamais été aussi décisifs.
Un problème de visibilité, pas de volume
Pour 48 % des CFO interrogés, le défi numéro un n’est pas la rentabilité ou la croissance — c’est la transparence sur les liquidités. Savoir combien d’argent est disponible, où, et dans combien de temps : une question qui devrait avoir une réponse instantanée, mais qui reste, dans beaucoup d’organisations, un exercice de reconstitution laborieuse.
Dans les modèles retail à cycles courts, où les encaissements et les décaissements s’enchaînent à cadence rapide, ce manque de visibilité se traduit directement par un besoin en fonds de roulement plus élevé, des soldes mal valorisés et une flexibilité financière réduite. Une enseigne sur quatre peine encore à optimiser ses liquidités et son fonds de roulement.
La consolidation s’impose comme réponse
Face à ce constat, le rapport pointe une tendance de fond : 74 % des répondants souhaitent désormais des solutions de gestion financière plus intégrées, capables de couvrir l’ensemble du cycle de vie du cash. Et parmi eux, 88 % prévoient de consolider leurs services auprès d’un nombre réduit de prestataires.
Le message est clair : moins de partenaires, plus de maîtrise. Réduire la fragmentation permet de libérer du capital immobilisé, d’abaisser les frais de trésorerie et de dégager des ressources humaines pour des missions à plus forte valeur.
« Les équipes financières ne se contentent plus d’optimiser les liquidités de manière isolée. Ils cherchent désormais à optimiser l’intégralité du cycle, de l’encaissement au décaissement, en plaçant l’expérience client au centre de leurs préoccupations », souligne Ethan Tandowsky, CFO d’Adyen.
Un enjeu de compétitivité pour le retail
Pour les directions financières du retail, la fenêtre d’action est là. Consolider son infrastructure financière n’est plus un projet IT parmi d’autres — c’est une décision stratégique qui conditionne la capacité à investir, à scaler et à réagir vite sur les marchés.
La trésorerie n’est pas un back-office. C’est, selon ce rapport, la prochaine frontière de la performance.
A propos d’Adyen :
Adyen est la plateforme technologique financière de choix pour les grandes entreprises. En fournissant des capacités de paiement de bout en bout, des informations basées sur les données et des produits financiers dans une solution globale unique, Adyen aide les entreprises à réaliser leurs ambitions plus rapidement. Avec des bureaux dans le monde entier, Adyen travaille avec des entreprises comme LVMH, Leboncoin, L’Occitane, et Boulanger.