Expérience client

[En images] Le réseau Delipop démarre en France avec l’enseigne Carrefour

Par Clotilde Chenevoy | le | Livraison

Delipop est un nouveau réseau de points de retrait robotisés bi-températures pour le retrait de commandes alimentaires. Démarrage de l’activité le 6 octobre avec l’enseigne Carrefour.

Delipop sera en service dès le 6 octobre au 194 avenue de Versailles à Paris. - © CC / Républik Retail
Delipop sera en service dès le 6 octobre au 194 avenue de Versailles à Paris. - © CC / Républik Retail

A quelques pas de la porte de Saint-Cloud, au 194 avenue de Versailles à Paris, les riverains ont vu fleurir une nouvelle enseigne dans le quartier : Delipop. De l’extérieur, difficile d’imaginer ce que c’est, même la petite phrase sur le fronton, la liberté sur commandes, ne donne que peu d’indices. Pourtant, aux dires de Stéphane Legatelois, le p-dg, les parisiens vont voir se multiplier ce réseau et certainement l’utiliser… Delipop est un réseau de points de retrait de commandes alimentaires robotisé. Ce dernier élément est capital pour le dirigeant : « dans l’alimentaire, l’e-commerce ne permet pas de processus manuels pour être rentable. La consolidation des flux et l’automatisation s’imposent. »

Delipop s’appuie sur la technologie de Retail Robotics, qui est aussi actionnaire de l’entreprise, et la machine, Arctan, dédiée à l’e-commerce alimentaire qui fonctionne comme une ruche. Les caisses contenant les commandes des clients sont stockées sur des plateaux dynamiques. Un transstockeur va ensuite les ranger et les déplacer selon les demandes. Ce système permet ainsi de maximiser la densité de stockage, ce qui était l’un des écueils des casiers classiques.

Delipop a un look volontaire funky pour palier l’absence de présence humaine. - © CC / Républik Retail
Delipop a un look volontaire funky pour palier l’absence de présence humaine. - © CC / Républik Retail

Un univers pop pour un service rapide

Pour le consommateur, le parcours est assez classique. Il doit entrer un code ou scanner un QR code pour entrer dans la boutique. A l’intérieur, l’ambiance a été travaillée pour un rendu très fun. Couleurs flashy sur le métal des machines à gauche, un mur en bois avec des dessins en lien avec le quartier à droite et des pépiements d’oiseaux en fonds sonores.

Pour retirer la commande, direction l’un des deux écrans tactiles. Le consommateur rentre son numéro et il sera affiché un message de bienvenue ainsi que le nombre de colis à récupérer dans combien de tiroirs. Ces derniers s’ouvrent automatiquement et des sécurités ont été mises pour éviter tout pincement. La récupération se fait en quelques minutes. « Nous voulons que les gens passent en rentrant de leur journée et récupèrent rapidement leur commande passée le matin même ou la veille », précise le dirigeant.

L’animation et les messages ont été soignés. - © CC / Républik Retail
L’animation et les messages ont été soignés. - © CC / Républik Retail

Pour les livreurs, le parcours a aussi été réfléchi pour leur faciliter le chargement de la machine. Via une manipulation sur l’écran (toucher 5 fois sur le coin en haut à gauche), un menu pour les professionnels apparaît. L’employé rentre son code pour s’identifier et il procède ensuite à la dépose des bacs sur les plateaux. Un scanneur a été installé à une faible hauteur pour faciliter le scan des bacs et ce ne sont plus des tiroirs qui s’ouvrent mais une porte complète.

La boutique est dotée de caméras pour raisons de sécurité avec un système d’information centralisé pour piloter les machines. Une personne vivant dans le quartier sera chargée de nettoyer deux fois par jour le lieu et les livreurs ont aussi dans leur attribution de veiller à l’état des lieux, notamment sur la gestion des sacs. Un réceptacle a été installé à cet effet pour les recycler.

Pour les livreurs, les portes s’ouvrent pour faciliter le chargement. - © CC / Républik Retail
Pour les livreurs, les portes s’ouvrent pour faciliter le chargement. - © CC / Républik Retail

50m² pour stocker 50 à 60 commandes

Dans la première boutique de Delipop qui fait un peu moins de 50m²,  le système peut stocker 96 bacs de produits secs et il y a 24 compartiments surgelés. Soit environ 50 à 60 commandes car les paniers des drives piétons sont plus petits que les drives en voiture. L’accès au point de retrait est possible de 8h à 22h du lundi au samedi. L’objectif sera à termes de proposer une ouverture 24 heures sur 24.

Delipop a déjà sécurisé ses prochains emplacements et la prochaine ouverture sera sur un format deux fois plus grand. « Il existe trois tailles de machines qui s’adaptent à des locaux de 45m², 70m² et 100m², précise Stéphane Legatelois. Nous comptons ouvrir une trentaine de points de retrait d’ici fin juin 2022 et une soixantaine d’ici fin 2022. Nous ciblons Paris, l’Ile-de-France et les 50 plus grandes villes françaises. »

Un démarrage avec Carrefour et trois autres enseignes d’ici la fin de l’année

Pour ses débuts, Delipop commence avec l’enseigne Carrefour, que l’on sait particulièrement proactif à multiplier les initiatives dans l’e-commerce alimentaire, investissant par exemple dans une étoile montante du quick commerce avec Cajoo. Mais le dirigeant annonce que trois autres enseignes se rajouteront d’ici la fin de l’année. Les retailers doivent s’acquitter d’un coût pour l’usage mais également connecter les outils, ce qui peut prendre un peu plus de temps.

Les clients collectent dans les tiroirs leurs sacs de course stockés dans des bacs tout droit sortis des entrepôts des retailers. - © CC / Républik Retail
Les clients collectent dans les tiroirs leurs sacs de course stockés dans des bacs tout droit sortis des entrepôts des retailers. - © CC / Républik Retail

Carrefour ayant déjà travaillé avec Retail Robotics avec un test d’un point de retrait robotisé dans le 14e arrondissement, le projet a avancé plus vite. Delipop 16e sera donc une nouvelle solution de point de retrait pour les clients et pour la logistique du retailer c’est un nouvel arrêt sur la tournée pour les camions en provenance des plates-formes de préparation des commandes d’Aulnay-Sous-Bois (93) et du Plessis-Pâté (91). Mais ce n’est pas le modèle voulu par Delipop.

« Nous démarrons vite sur ce modèle mais l’ambition est de consolider les commandes sur une plate-forme, que nous sous-traitons à Star Service, pour ensuite alimenter les points de retrait avec des véhicules écologiques », explique Stéphane Legatelois. E-commerce et RSE sont deux éléments que le dirigeant entend conjuguer, d’abord pour l’alimentaire, ensuite pour le non-alimentaire.

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